Prises de position

Prises de position de Diabète Québec

Politique du médicament : Diabète Québec dévoile son mémoire

En décembre 2004, le ministre de la Santé, M. Philippe Couillard déposait son Projet de politique du médicament . Depuis le mois de mars dernier, la Commission des affaires sociales entend les opinions d’individus et d’organismes intéressés par le sujet.

Diabète Québec a déposé un mémoire au printemps et le présente le 24 août 2005.

Voici un extrait qui résume le mémoire présenté par Diabète Québec :

Au moment où cette commission se penche sur la future politique du médicament, Diabète Québec désire attirer l’attention des membres de la commission parlementaire sur les points suivants :

  1. Que les nouveaux médicaments pour les personnes diabétiques soient une priorité au même titre que ceux qui sont offerts pour d’autres maladies et que des endocrinologues conseil puissent apporter leur expertise auprès du Conseil du médicament;
  2. Que les médicaments et autres produits dits naturels répondent aux mêmes critères d’évaluation que les médicaments conventionnels;
  3. Que la prise en charge du diabète en milieu hospitalier soit resserré et que les personnes de Type 1, en autant qu’elles en ont la capacité, puissent s’occuper de leur traitement;
  4. Que les bandelettes pour la mesure de la glycémie continuent à être couvertes pour un meilleur auto-contrôle;
  5. Introduire la notion de Gestion optimale du traitement par un meilleur enseignement en matière de diabète et un meilleur suivi par une équipe multidisciplinaire.
  6. Qu’un représentant des patients siège à la table de concertation du Conseil du médicament;
  7. Que Diabète Québec soit partenaire dans l’enseignement aux patients et aux professionnels de la santé;
  8. Que la ligne InfoDiabète de Diabète Québec soit partenaire dans le service d’information sur les médicaments du service Info-Santé;
  9. Que des partenariats entre le réseau de la santé, l’industrie pharmaceutique et Diabète Québec soient privilégiés afin d’accroître l’enseignement auprès des personnes diabétiques.

Rappelons l’importance d’un accès aux différentes thérapies médicamenteuses pour les personnes diabétiques.

En moyenne, elles prennent six médicaments différents par jour. L’insuline ou les antidiabétiques oraux, des médicaments pour contrôler la tension artérielle ou le cholestérol sanguin font partie du quotidien des personnes diabétiques. Des médicaments associés à la prévention et/ou au traitement des complications chroniques liées au diabète.

Depuis sa fondation il y a 50 ans, Diabète Québec oriente ses interventions autour d’une meilleure compréhension de la maladie, du contrôle optimal du diabète et autour de la prévention du diabète et de ses complications.

Téléchargez le mémoire (PDF, 179Ko)

Source : Diabète Québec – Août 2005

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L’accès aux soins de santé : Diabète Québec dépose un mémoire

En février 2006, le Premier ministre du Québec M. Jean Charest et le ministre de la Santé et des Services sociaux M. Philippe Couillard déposaient le document de consultation Garantir l’accès : un défi d’équité, d’efficience et de qualité. En même temps, le gouvernement invitait la population québécoise et les intervenants concernés à se prononcer sur la pérennité du système de santé.

Diabète Québec présente son mémoire mercredi le 12 avril en commission parlementaire.

Voici les grandes lignes :

  1. Qu’un programme structuré soit mis en place pour la prévention primaire et secondaire du diabète et d’autres maladies chroniques par l’enseignement des saines habitudes de vie et par la mise en place de programmes touchant l’alimentation et l’activité physique avec la participation de Diabète Québec. Il s’agit de Diabétaide gestion optimale de la santé;
  2. Que les CSSS se dotent de suffisamment de ressources pour que toute personne diabétique ait accès à l’éducation sur le contrôle du diabète. Ce travail devrait se faire en concertation avec Diabète Québec et ses associations affiliées;
  3. Que l’éducation des jeunes inclut l’acquisition de saines habitudes de vie par une promotion, des services et des programmes scolaires adéquats;
  4. Qu’il y ait des standards dans l’enseignement du contrôle du diabète et qu’ils soient adoptés par tous les centres de diabète. Diabète Québec pourrait être désigné pour être responsable de l’agrément des centres;
  5. Que le Compte Santé et Services sociaux comprenne les dépenses faites en prévention et en éducation afin de mieux estimer les économies faites dans le domaine des traitements et des soins.
  6. Que des partenariats ONG/Public soient mis en place pour améliorer les programmes de prévention et d’éducation et que Diabète Québec et ses associations affiliées y soient étroitement liés;
  7. Que l’on favorise le développement d’aidants naturels en facilitant l’accès aux propriétés intergénérationnelles et à des incitatifs de reconnaissance pour l’aide apportée;
  8. Qu’un Compte Santé et Services sociaux soit créé et qu’il inclut les coûts de base des services offerts;
  9. Que l’on poursuive les efforts sur le plan fiscal et en égard à la réduction de la dette afin de pouvoir profiter de nouvelles sources de financement pour le système de santé;
  10. Que le recours à un réseau privé pour l’offre de certains services soit envisagé tout en protégeant l’intégrité et l’étanchéité entre le système public et privé;
  11. Qu’une consultation plus élaborée soit engagée avant la création d’un Fonds contre la perte d’autonomie.

Pour consulter le mémoire complet (PDF, 87Ko)

Source : Diabète Québec – Avril 2006

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Enrichir la profession de pharmacien

Opinion par Serge Langlois, PDG Diabète Québec

Au Québec, une personne reçoit un diagnostic de diabète à toutes les 13 minutes. Elle vient s’ajouter aux 650 000 hommes et femmes atteintes et l’impact sur notre système de santé est majeur. Dans un contexte où les enjeux et les besoins à combler en santé sont sans cesse grandissants, il importe de plus en plus d’innover et de trouver de nouvelles voies de solution pour faciliter l’accès au bon traitement et à son suivi. En ce sens, les propositions de l’Ordre des pharmaciens du Québec sont intéressantes car elles viennent proposer le recours à des compétences et des habiletés réelles et reconnues des pairs en santé et qu’elles pourraient permettre de soutenir davantage de patients, notamment en matière de maladies chroniques.

La première étape d’une bonne gestion de ces dernières passe par l’adoption de saines habitudes de vie. Toutefois, le recours aux médicaments est le plus souvent nécessaire et il est important de ne pas suspendre un traitement thérapeutique pour ces personnes. Or les gens atteints de problèmes de santé dits silencieux car peu symptomatiques sont les plus à risque de suspendre, voire d’abandonner leur traitement s’ils éprouvent des difficultés d’accessibilité aux soins. Permettre aux pharmaciens de prolonger certains médicaments et ce, à partir d’un cadre de référence clair et reconnu, pourrait contribuer à éviter ces interruptions de traitement tout en assurant une surveillance professionnelle de la thérapie médicamenteuse.

Il ne s’agit pas, bien entendu, de remplacer les groupes de médecine familiale ou les centres de diabète et encore moins de confondre les rôles et les compétences professionnelles des médecins et des pharmaciens. Mais le pharmacien ne pourrait-il pas aider les patients à traiter certains problèmes de santé relativement mineurs? Nous croyons que l’expérience canadienne permet de croire que le Québec pourrait considérer une ouverture en ce sens car certaines autres provinces se sont déjà engagées dans cette approche et qu’elle a démontré un apport intéressant pour désengorger le système de santé et améliorer le suivi thérapeutique des patients. Nous croyons donc que les pharmaciens pourraient être mis plus à contribution dans le contexte actuel.

Source : Diabète Québec – 29 Avril 2011.

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Pompes à insuline

Enfin un programme public de pompes à insuline québécois pour les moins de 18 ans

Après dix ans de demandes répétées, Diabète Québec est heureux d’apprendre que le ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr Yves Bolduc, a honoré sa promesse, le 16 avril 2011, de mettre en place un programme de remboursement des pompes à insuline pour les enfants et les adolescents. Cette thérapie permettra d’améliorer chez beaucoup de jeunes le bon contrôle de leur diabète et permettra aux parents de vivre avec moins d’anxiété le diabète de leurs enfants.

L’annonce été faite alors que tous les mécanismes n’étaient pas encore en place pour répondre aux personnes qui désiraient que leurs enfants soient inclus dans le programme. L’annonce ayant été faite le 16 avril, tout jeune qui répond aux critères médicaux du programme aura sa pompe payée à partir de cette date jusqu’à hauteur de 6300 $ pour la pompe, tout excédent devra être déboursé par les parents. Si celle-ci a été achetée avant le 16 avril la pompe ne sera pas remboursée, seulement les fournitures achetées depuis le 16 avril 2011. Toutes les fournitures (tubulures, piles, etc.) seront couvertes depuis cette date jusqu’à concurrence de 4000 $ par année. Au moment de l’achat de la pompe, le jeune devra avoir moins de 18 ans. Les fournitures seront cependant remboursées même à 18 ans et plus. Un agent payeur a été désigné par le ministère de la Santé et services sociaux pour s’assurer du remboursement des pompes à insuline ainsi que des fournitures pour l’ensemble de la clientèle admissible du Québec. .

Les quatre hôpitaux pédiatriques, ayant participé au projet-pilote, pourront initier la thérapie sous pompe, soit St-Justine, l’Hôpital de Montréal pour enfants, le Centre hospitalier mère–enfant à Québec et le Centre hospitalier de l’Université de Sherbrooke; d’autres centres se sont ajoutés depuis lors: les CSSS Gatineau, Chicoutimi, Beauce et Vallée-de-l’Or.

Pour Diabète Québec, il s’agit d’une première étape car les adultes atteints d’un diabète de type 1 peuvent avoir besoin de cette approche thérapeutique pour bien contrôler leurs glycémies. Nous espérons que comme d’autres provinces (Ontario, Colombie-Britannique), le Québec se dotera d’une politique semblable. 

Pour toute information supplémentaire sur le programme de pompes à insuline 

Source : Diabète Québec – Avril 2012.

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Opinion: Les pharmaciens pourraient davantage être mis à contribution

Par Serge Langlois, Président

Directeur général Diabète Québec

Au Québec, une personne reçoit un diagnostic de diabète à toutes les 13 minutes. Elle vient s’ajouter aux 650 000 hommes et femmes atteintes et l’impact sur notre système de santé est majeur. Dans un contexte où les enjeux et les besoins à combler en santé sont sans cesse grandissants, il importe de plus en plus d’innover et de trouver de nouvelles voies de solution pour faciliter l’accès au bon traitement et à son suivi. En ce sens, les propositions de l’Ordre des pharmaciens du Québec sont intéressantes car elles viennent proposer le recours à des compétences et des habiletés réelles et reconnues des pairs en santé et qu’elles pourraient permettre de soutenir davantage de patients, notamment en matière de maladies chroniques.

La première étape d’une bonne gestion de ces dernières passe par l’adoption de saines habitudes de vie. Toutefois, le recours aux médicaments est le plus souvent nécessaire et il est important de ne pas suspendre un traitement thérapeutique pour ces personnes. Or les gens atteints de problèmes de santé dits silencieux car peu symptomatiques sont les plus à risque de suspendre, voire d’abandonner leur traitement s’ils éprouvent des difficultés d’accessibilité aux soins. Permettre aux pharmaciens de prolonger certains médicaments et ce, à partir d’un cadre de référence clair et reconnu, pourrait contribuer à éviter ces interruptions de traitement tout en assurant une surveillance professionnelle de la thérapie médicamenteuse.

Il ne s’agit pas, bien entendu, de remplacer les groupes de médecine familiale ou les centres de diabète et encore moins de confondre les rôles et les compétences professionnelles des médecins et des pharmaciens. Mais le pharmacien ne pourrait-il pas aider les patients à traiter certains problèmes de santé relativement mineurs? Nous croyons que l’expérience canadienne permet de croire que le Québec pourrait considérer une ouverture en ce sens car certaines autres provinces se sont déjà engagées dans cette approche et qu’elle a démontré un apport intéressant pour désengorger le système de santé et améliorer le suivi thérapeutique des patients. Nous croyons donc que les pharmaciens pourraient être mis plus à contribution dans le contexte actuel.

Source : Diabète Québec – 29 Avril 2011.

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