La fête d’Halloween chez l’enfant diabétique

Il ne faut pas voir les sucreries comme des ennemies. Elles peuvent faire partie de la fête si elles sont consommées avec modération, avec les ajustements nécessaires au traitement du diabète.

Cette fête, qui rime avec sucreries, peut représenter un stress pour le parent d’un enfant diabétique ! Voici quelques astuces pour rendre cette fête agréable pour tous.

Pas que des friandises

La fête de l’Halloween va bien au-delà du simple plaisir de manger des friandises. Installer les décorations, s’amuser à découper la citrouille, choisir le costume, faire un maquillage spécial à l’enfant et, bien sûr, passer de porte en porte avec la famille et les amis sont toutes des activités qui créent l’ambiance festive.

Et pourquoi ne pas offrir un sac de surprises non alimentaires aux enfants ? Autocollants, tatouages temporaires, figurines, crayons et autres petits jouets amusants aux couleurs de l’Halloween peuvent être tout aussi appréciés que les bonbons! Ils complèteront à merveille les surprises sucrées.

Trier les trésors récoltés

Une fois de retour à la maison après la tournée, c’est le moment du tri. Certaines sucreries peuvent êtres mises de côté, telles les barres de chocolat grand format, les sucreries très riches en glucides et les bonbons « mous » qui s’engloutissent rapidement (ex. : caramels). Les bonbons qui se savourent plus longtemps, comme les sucettes, les bonbons durs ou les gommes à mâcher, les gâteries à moins de 15 g de glucides (tablette de chocolat et bonbons en gelée en format mini, petits sacs de maïs soufflé, barre aux fruits déshydratés, etc.), ainsi que quelques « favoris », peuvent faire partie du lot de bonbons qui seront gardés pour l’enfant diabétique.

Proposez une surprise non alimentaire mais attrayante, comme un jouet ou même une sortie au cinéma, en échange des friandises mises de côté.

Évidemment, cette montagne de sucreries colorées exposées sur la table est bien tentante ! Laissez l’enfant manger quelques friandises le soir même de la fête. Par la suite, les friandises « choisies » devraient être rangées à la cuisine plutôt que dans la chambre de l’enfant.

L’après Halloween

Fixez un nombre maximal de friandises à consommer pendant les quelques jours qui suivent la fête. Cette règle devrait s’appliquer à toute la famille. Offrez de petites quantités de sucreries, par exemple après le repas du soir, toujours en effectuant les ajustements nécessaires au traitement de l’enfant diabétique. 

Pour connaître la valeur nutritive de quelques friandises et grignotines, consulter le document ci-joint: Valeur nutritive de quelques aliments usuels, Santé Canada (encadré Ressources).

 

Recherche et rédaction : Équipe de diététistes/nutritionnistes de Diabète Québec

Août 2014 (mise à jour août 2018)

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Références :

Galibois, Isabelle. (2005). Les situations particulières. Dans Le diabète de type 1 et ses défis alimentaires quotidiens. Québec : Les Presses de l’Université Laval, p.211-230

Geoffroy L. et Gonthier M. (2012). Les petites gâteries et les édulcorants. Dans Le diabète chez l’enfant et l’adolescent, 2e édition. Montréal : Éditions du CHU Ste-Justine, p.231-240

Diabète Canada (2013). 8 Halloween tips for children with Diabetes. [En ligne]. Repéré à http://www.diabetes.ca/publications-newsletters/diabetes-current-newsletter/diabetes-current-archive/diabetes-current-october-2013/healthy-living/8-halloween-tips-for-children-with-diabetes (page consultée le 15 août 2014)

Neithercott Tracey (2010). Enjoying Halloween when you have diabetes. American Diabetes Association [En ligne]. Repéré à http://www.diabetesforecast.org/2010/oct/enjoying-halloween-when-you-have-diabetes.html (page consultée le 15 août 2014)