Situations particulières
Hypoglycémie et activité physique
- Les personnes diabétiques traitées avec de l’insuline ou prenant à risque des comprimés qui augmentent la production d’insuline (sécrétagogues*) doivent ingérer des glucides à absorption rapide si la glycémie avant l’exercice est inférieure à 5 mmol/L. Il est à noter que cette mesure peut également s’appliquer lorsque la glycémie est égale ou supérieure à 5 mmol/L ou encore lorsque l’activité est intense ou prolongée.
- Les personnes diabétiques traitées à l’insuline doivent faire leur injection dans une région du corps différente de celle sollicitée par l’activité physique. Par exemple, il est préférable d’injecter l’insuline dans le bras ou l’abdomen lorsqu’une randonnée à bicyclette est prévue.
- Elles doivent mesurer leur glycémie avant, pendant et plusieurs heures après l’activité physique afin d’en évaluer l’impact et d’apporter, au besoin, les modifications qui s’imposent.
- L’activité physique demeure un élément important du contrôle du diabète et ne devrait pas être évitée à cause du risque d’hypoglycémie.
* Sécrétagogues de l’insuline : Chlorpropamide (DiabinèseMD ), Gliclazide (DiamicronMD ), Glimépiride (AmarylMD ), Glyburide (DiabetaMD , EugluconMD ), Natéglinide (StarlixMD ), Répaglinide (GlucoNormMD ).
Hypoglycémie non perçue ou non reconnue
- Rappelons que dans ce cas, les premiers signes sont souvent la confusion et la perte de conscience.
- Les personnes diabétiques de type 1 et surtout celles qui sont à risque d’hypoglycémie sévère doivent prendre les mesures nécessaires pour éviter toute hypoglycémie. Une augmentation de la fréquence des hypoglycémies légères semble aggraver le défaut de la réponse hormonale (adrénaline et autres) à l’hypoglycémie et, conséquemment, les personnes perdent leur capacité à percevoir les premiers signes d’une hypoglycémie.
- De plus, les stratégies suivantes doivent être adoptées chez les personnes qui ne perçoivent pas leurs hypoglycémies :
- augmentation de la fréquence des glycémies
- augmentation des valeurs cibles de glycémie
- traitement aux injections multiples
Hypoglycémie nocturne asymptomatique
- Une hypoglycémie est dite asymptomatique lorsque la glycémie est abaissée sans aucun symptôme.
- Les personnes diabétiques de type 1 doivent mesurer de temps à autre leur glycémie pendant la nuit, au moment correspondant au pic d’action de l’insuline injectée en soirée.
- Elles doivent également prendre, au coucher, une collation composée d’au moins 15 g de glucides et d’une source de protéines si la glycémie du coucher est inférieure à 7 mmol/L.
- Elles doivent discuter avec leur médecin de la possibilité de modifier leur traitement. Ceci peut être le type, le moment ou le mode d’administration de l’insuline :
- remplacement de l’insuline régulière par un analogue de l’insuline à action rapide à l’heure du souper
- administration d’une insuline de base à l’heure du coucher plutôt qu’au souper
- utilisation d’une pompe à insuline
Hypoglycémie au volant
- Mesurer sa glycémie avant de prendre le volant. Si la glycémie est basse, la traiter. Refaire une glycémie. Au besoin, traiter à nouveau et prendre une collation. Reprendre le volant seulement lorsque les symptômes ont disparu et que la glycémie a atteint un niveau acceptable (au moins 6 mmol/L).
- Si, en conduisant, une hypoglycémie survient, il faut immobiliser l’automobile immédiatement et suivre les recommandations mentionnées précédemment.
- Il est important de garder des réserves de glucides, son lecteur de glycémie et des collations, en tout temps.
- Les voyages de longue durée devraient être limités à 12 heures et une glycémie devrait être faite au moins à toutes les 4 heures.
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Source : Lignes directrices de pratique clinique 2001 pour la prévention et le traitement de l’hypoglycémie liée au diabète de l’Association canadienne du diabète. Révisé par Louise Tremblay, infirmière, service d’enseignement Diabétaide de Diabète Québec – Mars 2006.