
Votre adolescent est diabétique : il est avant tout
un « adolescent » avec tout ce que cela comporte!
Voici quelques « principes de communication » dont il faut tenir compte pour que la communication entre vous, parent et votre adolescent, soit plus facile
Il s'agit du premier principe à respecter pour assurer une communication valable avec son adolescent. Prendre du temps pour échanger avec lui, pour être avec lui. Cela favorisera une meilleure relation. On peut, à certaines occasions, vérifier sa perception de la maladie et des contraintes qui y sont reliées.
Une telle attitude évite que les échanges se limitent aux ordres, demandes et conflits, surtout en rapport avec le traitement.
La communication est avant tout une attention de tous les jours: encourager l'adolescent d'un bon mot, se rendre compte d'une tristesse passagère, participer à une activité avec lui. Les petits gestes créent et alimentent le contact et permettent un échange plus fructueux, entre autres sur sa maladie. En adoptant une attitude plus réceptive, votre adolescent vous confie plus facilement ce qu'il vit à ce sujet.
Pour faciliter des échanges profitables, éviter certaines erreurs telles que : trop parler, faire la morale, critiquer ou blâmer, jouer à la police, être cynique
Il est important que l'adolescent sente qu'on se préoccupe de lui, c'est-à-dire : lui faire confiance, l'encourager dans ses initiatives, lui confier des responsabilités. Ceci n'exclut pas la nécessité de prendre position comme parent dans certaines situations, par exemple en ce qui concerne son alimentation. Sans tomber dans un excès de contrôle, votre attitude plus directive et encadrante à certains moments, aura pour effet de lui véhiculer certaines de vos valeurs et de lui montrer que vous vous préoccupez de lui. Qu'il le veuille ou non, le parent joue un rôle de leader et de guide auprès de son jeune.
Les paroles ou les actions de l'adolescent ne correspondent pas toujours aux émotions qui les sous-tendent.
Parfois, l'adolescent comme l'adulte prend des moyens fort détournés pour exprimer sa peine, sa peur, sa déception. Il faudra donc accorder plus d'importance aux émotions transmises qu'à la façon de les transmettre.
Être à l'écoute, c'est être attentif à ce qu'il vit, aux contraintes reliées à son traitement, comprendre ce qu'il ressent, le lui faire sentir et ne pas minimiser la situation. Il est toutefois important de l'aider à comprendre que ce n'est pas tant sa maladie mais sa façon de voir les choses qui lui permettra ou non de l'assumer.
L'adolescent vit dans une famille mais il a aussi des contacts avec différents adultes et autres jeunes à l'école, dans ses loisirs Il est donc confronté à différentes façons de voir. En tant que parent, il est essentiel de continuer à proposer des valeurs à votre adolescent car il a besoin du modèle significatif que vous représentez, tout en tenant compte de ses idées et des influences qui contribuent à construire sa personnalité.
C'est entre autres :
Bien qu'il lui arrive de vous partager ses joies, ses peines et ses expériences, votre adolescent vous donne parfois l'impression de ne pas tout vous confier. Il n'est pas toujours nécessaire de tout connaître pour le comprendre et l'aider.
Le fait de s'opposer à vous, permet à votre adolescent de développer et d'affirmer sa personnalité. Malgré tout, l'éducation que vous lui avez transmise, au jour le jour, fait maintenant partie de lui et il s'en sert, même si parfois, cela arrive ailleurs qu'à la maison
Source : Plein Soleil - Automne 95, Bernadette Pothier, service social. Équipe de diabète juvénile, CHUL. Révisé en février 2004.