
En 2000, l’équipe de l’Université d’Alberta, sous la direction du Dr James Shapiro, mettait au point une nouvelle technique de transplantation d’îlots comprenant une meilleure récolte d’îlots sains à partir de pancréas de donneurs et de meilleurs médicaments antirejet. Ils avaient obtenu un taux de réussite impressionnant: après un an, 80 % des gens n’avaient plus à s’injecter d’insuline. La nouvelle avait tellement intrigué d’autres chercheurs que les centres avaient alors décidé de répéter le même protocole.
Quatre ans plus tard et après que 12 centres différents au Canada et aux États-Unis aient participé à cette recherche menée sur 86 patients, 58 % des gens ne prenaient plus d’insuline après un an.
Pourquoi cette différence ? D’après les échos, la technique de prélèvement des îlots est une phase critique. Il se pourrait que l’équipe d’Edmonton obtienne un meilleur concentré d’îlots en vie prêts à la transplantation dans le foie du receveur.
Même avec ces différences, les chercheurs espèrent trouver des médicaments antirejet moins susceptibles de s’attaquer aux îlots transplantés.
Source : Plein Soleil - Automne 2004. Marc Aras, directeur des communications de Diabète Québec..