Les résultats de l’étude DICE (Diabetes In Canada Evaluation) révélaient, en octobre 2005, que près de la moitié des personnes diabétiques de type 2 ont un taux de glycémie qui n’est pas contrôlé.
Les facteurs de risque connus ne suffisent pas à prédire toutes les maladies cardiovasculaires tant chez les personnes diabétiques que chez les non diabétiques. La recherche d'autres facteurs de risques et l'expérimentation de nouveaux traitements s'imposent, si l'on veut diminuer le fardeau imposé par ces maladies.
Un programme d'études démontre qu'une classe
de médicaments antihypertenseurs a un effet protecteur
marqué sur la fonction rénale chez les personnes
atteintes de diabète.
L'étude UKPDS (United Kingdom Prospective Diabetes Study), est certainement l'étude
la plus importante sur le diabète en ce qui concerne
la durée (plus de 20 ans) et le nombre de sujets recrutés (plus de 5 000). L'étude UKPDS a débuté
en 1977 et son objectif principal était de vérifier
si un meilleur contrôle du diabète prévient les complications au niveau des tissus et des vaisseaux. Les
résultats de cette étude ont été
rendus publics en 1998.
Clins d'œil sur des recherches souvent surprenantes
On sait déjà que l'obésité et l'inactivité peuvent être responsables de l'apparition du type 2 chez les jeunes. D'ailleurs, on estime qu'entre 10 % et 30 % des nouveaux cas de diabète chez les enfants et les adolescents aux États-Unis sont de type 2.
Une recherche faite par une équipe de l’université d’Alberta tend à démontrer que la dépression peut mener au diabète chez les jeunes adultes atteints de dépression.
Depuis quelques années, la transplantation d’îlots donne de très bons résultats et permet à une bonne partie des gens de vivre sans devoir s’injecter de l’insuline. Cependant, le manque de donneurs est tel que peu de gens ont accès à cette technique, même si elle demeure encore expérimentale.
Derek van der Kooy et deux de ses étudiants au doctorat, Simon Smukler et Raewyn Seaberg, de l’Université de Toronto ont trouvé en 2004 des cellules dans le pancréas de souris adultes capables de générer des cellules productrices d’insuline. Une lueur d’espoir pour des millions de personnes atteintes de diabète de type 1 et même de type 2 qui ne produisent pratiquement plus d’insuline.
Une étude faite dans une résidence pour personnes âgées à Riverdale, New York en 2004, montre que les personnes diabétiques sont quatre fois plus à risque de faire une chute que les personnes qui ne le sont pas.
Une étude faite en Allemagne auprès de personnes qui subissent des pontages conclut que 5 % des gens ignoraient qu’ils étaient diabétiques, alors que 29 % connaissaient leur état.
Le diabète de type 1 est la conséquence de la destruction des cellules productrices d’insuline par les cellules du système immunitaire. Ce système ne reconnaît plus ses propres cellules bêta, les prenant pour des corps étrangers.
Une équipe de chercheurs de l’Université de Stanford sous la direction du Dr Seung Kim en 2005 est arrivée à forcer des cellules souches prises dans le cerveau de souris à devenir des cellules productrices d’insuline.
Malgré l’amélioration des traitements du diabète depuis les 10 dernières années, on s’est aperçu aux États-Unis que les personnes atteintes du diabète de type 2 n’avaient pas un meilleur contrôle sur leur maladie.
Le patient souffrant de diabète de type 1 est victime de la destruction de ses cellules bêta du pancréas par son propre système immunitaire (processus autoimmun).
Aux États-Unis, on a constaté que les immigrants tendent à avoir le même taux d’obésité que la population d’origine américaine quinze ans après leur arrivée. En fait, au bout d’un an seulement, 8 % des immigrants sont obèses; quinze ans plus tard, cette proportion grimpe à 19 %.
Une équipe autrichienne travaillant sous la direction du Dr Heinz Drexel a fait une découverte surprenante en 2004 à propos de l'exercice en terrain montagneux.
On aurait pensé qu'un manque de sommeil aurait tendance à ne pas nous faire engraisser, vu qu'on utilise plus d'énergie durant les moments d'éveil, mais c'est l'inverse qui se passe.
Une équipe de chercheurs de l'Université d'Alberta, sous la direction du Dr James Shapiro, avait réussi en 2000 à transplanter des îlots de Langerhans chez huit personnes atteintes de diabète de type 1.
Une recherche menée dans un pays qui estime grandement le chocolat, l’Italie, tend à démontrer que le chocolat noir augmente la sensibilité de l’organisme à l’insuline et donc qui diminue la résistance à l’insuline que l’on constate chez la plupart des diabétiques de type 2.
Une recherche menée auprès d’un millier de personnes diabétiques canadiennes de type 2, en 2005, montre qu’une grande proportion de celles qui ne prennent pas encore de d'insuline hésiterait à s’en injecter si leur médecin le leur conseillait.
La recherche sur la prévention du diabète de type 1 peut s’apparenter à la recherche du Saint-Graal. Bien des gens ont cherché, mais les découvertes demeurent souvent décourageantes.
On apprenait par les journaux, l'an dernier, qu'une équipe de chercheurs de l'Université d'Alberta, sous la direction du Dr James Shapiro, avait réussi à transplanter des îlots de Langerhans chez huit personnes atteintes de diabète de type 1 et que toutes ces personnes, depuis lors, n'étaient plus obligées de s'injecter de l'insuline.
En 2000, l’équipe de l’Université d’Alberta, sous la direction du Dr James Shapiro, mettait au point une nouvelle technique de transplantation d’îlots comprenant une meilleure récolte d’îlots sains à partir de pancréas de donneurs et de meilleurs médicaments antirejet.
Une recherche menée auprès de 1441 personnes atteintes de diabète de type 1 entre 1983 et 1989 sous le nom de DCCT faite aux États-Unis avait montré que les personnes qui suivaient un traitement intensif de plusieurs injections par jour avaient moins de complications de santé qu’en suivant un traitement conventionnel.
Toute personne diabétique rêve de guérir. Cependant, pour celle qui doit s'injecter de l'insuline tout en vérifiant ses glycémies plusieurs fois par jour, se voir proposer un appareil capable d'injecter automatiquement la quantité nécessaire d'insuline serait une véritable délivrance.