
Une recherche menée auprès d’un millier de personnes diabétiques canadiennes de type 2, en 2005, montre qu’une grande proportion de celles qui ne prennent pas encore de d'insuline hésiterait à s’en injecter si leur médecin le leur conseillait.
Dans un article paru dans le numéro de septembre 2005 de Diabetes Care, une équipe de la Caroline du Nord sous la direction du Dr Brett Hauber a envoyé des questionnaires à des diabétiques de type 2.
À la surprise des chercheurs, les personnes désiraient un bon contrôle de leur diabète tout en refusant de prendre de l’insuline si nécessaire et, s’ils devaient absolument le faire, de ne prendre qu’une seule injection par jour. Or, toutes les recherches démontrent que, dans la plupart des cas, seules les injections multiples sont en mesure de se rapprocher d’un bon contrôle tout au long de la journée, avec une diminution des risques de complications.
Cependant, les gens qui s’injectaient déjà de l’insuline accordaient moins d’importance au nombre d’injections à se donner chaque jour, même s’ils avaient tendance à préférer le moins que le plus.
Selon les auteurs de l’étude, il semble que ce soit l’information et l’éducation qui soient en cause. Comme nous le savons, encore trop peu de personnes diabétiques de type 2 ont accès aux renseignements dont elles ont besoin. Elles ne sont donc pas toujours en mesure de bien juger de la meilleure marche à suivre. Elles croient trop souvent qu’une ou plusieurs pilules répondent entièrement à leurs besoins.
D’ailleurs, on a constaté aussi que souvent les médecins de famille sont réticents à prescrire de l’insuline à leurs patients. Est-ce pour leur faire plaisir ou manquent-ils de conviction ? La question mériterait une réponse plus précise.
Source : Plein Soleil - Hiver 2005. Marc Aras, directeur des communications de Diabète Québec. Mise à jour: mai 2009.