
Malgré l’amélioration des traitements du diabète depuis les 10 dernières années, on s’est aperçu aux États-Unis que les personnes atteintes du diabète de type 2 n’avaient pas un meilleur contrôle sur leur maladie. En fait, seulement 12 % des personnes diagnostiquées contrôlaient à la fois leur glycémie, leur tension artérielle et leur taux de cholestérol. Pourtant, des recherches ont prouvé qu’un mauvais contrôle provoque des complications majeures pour la santé à plus ou moins long terme. Selon le Dr Catherine Cowie du National Institute of Diabetes and Digestive and Kidney Diseases « malgré que plus de personnes prennent des médicaments pour contrôler leur tension et leur cholestérol, seule une minorité apporte des changements à ses habitudes de vie, comme de faire de l’exercice, manger moins de gras ou perdre du poids pour contrôler les facteurs de risque des complications du diabète ».
Alors qu’on suggère aux gens d’avoir une hémoglobine glyquée de moins de 7 %, la moyenne chez les personnes diabétiques se situe à 9 %, et seulement 37 % atteignent le niveau recommandé.
De la même façon, 36 % des participants à cette recherche avaient une tension artérielle recommandée de moins de 130/80, bien que la plupart aient pris des médicaments. Du côté du cholestérol, plus de gens prenaient des médicaments pour abaisser leur taux de cholestérol que 10 ans auparavant. Malgré cela, 52 % avaient un cholestérol trop élevé.
Heureusement, il y a de l’espoir car on a remarqué une baisse significative des crises cardiaques chez ceux qui prenaient des médicaments pour baisser la tension et contrôler leur cholestérol. La baisse entre 1994 et 2002 dans une étude faite à l’Université du Texas est de 45 % chez les femmes diabétiques et de 30 % chez les hommes. Cela démontre peut-être que même si les gens n’atteignent pas les valeurs recommandées, certains médicaments ont tout de même un effet protecteur.
Source : Plein Soleil - Printemps 2004. Marc Aras, directeur des communications de Diabète Québec. Mise à jour: mai 2009.