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Accueil / La recherche sur le diabète / [DICE : le contrôle du diabète de type 2 (Étude canadienne, octobre 2005)]

DICE : le contrôle du diabète de type 2

(Étude canadienne, octobre 2005)

Les résultats de l’étude DICE (Diabetes In Canada Evaluation) révélaient, en octobre 2005, que près de la moitié des personnes diabétiques de type 2 ont un taux de glycémie qui n’est pas contrôlé.

Cette étude réalisée auprès de 243 omnipraticiens et 2 473 dossiers médicaux de patients avait pour objectif d'évaluer la prise en charge du diabète dans un contexte de médecine familiale dans lequel la majorité des patients sont traités.

Les auteurs, Dr Stewart Harris, professeur agrégé à l'École Schulich de médecine et de dentisterie de l'Université Western Ontario, ainsi que le Dr Jean-Marie Ékoé, endocrinologue et professeur au CHUM Hôtel-Dieu, ont étudié quatre domaines :

  • maîtrise de la glycémie;
  • prévalence des complications;
  • plans de traitement;
  • obstacle à l'atteinte des objectifs thérapeutiques.

Voici les résultats principaux :

fleche Maîtrise de la glycémie

Dans l'étude DICE, un patient sur deux n'a pas atteint les taux de glycémie cibles recommandés par les récentes Lignes directrices de pratique clinique publiées en 2003. La situation empire au fur et à mesure que la maladie évolue puisque l'on observe une détérioration importante de l'état de santé : la maladie est maîtrisée par seulement 38 % des personnes atteintes du diabète depuis au moins 15 ans.

fleche Prévalence des complications

Le diabète est l'une des principales causes de décès par maladie, 80 % des décès étant causés par une maladie cardiovasculaire liée au diabète. Dans l'étude DICE, plus de 60 % des patients affichaient une tension artérielle élevée et presque 60% un taux de cholestérol élevé. Près de 30 % des patients ont présenté au moins une complication macrovasculaire (crise cardiaque ou accident vasculaire cérébral), et presque 40 % ont eu au moins une complication microvasculaire (néphropathie, atteinte nerveuse ou perte de la vision). Les résultats de l'étude montrent que la prévalence des comorbidités et des complications augmente proportionnellement à la durée de la maladie.

fleche Prise en charge de la maladie

Selon les données de l'étude DICE, de nombreux médecins préconisent une approche par étape - en passant progressivement de la modification du mode de vie à la prise de médicaments - pour contrôler la glycémie. L'étude révèle que la thérapie intensive par des antidiabétiques, conformément aux recommandations des Lignes directrices de pratique clinique, est utilisée de façon insuffisante chez les personnes atteintes du diabète depuis longtemps. Le traitement intensif a été recommandé chez seulement 56 % des patients qui n'avaient pas atteint les taux de glycémie visés, plus de 50 % du groupe total de patients ayant reçu un seul ou aucun médicament.

fleche Obstacles à l'atteinte des objectifs thérapeutiques

Les résultats de l'étude DICE ont fait ressortir l'existence d'un décalage entre le niveau de connaissances et la pratique courante. Même si les médecins de famille sont bien renseignés sur les valeurs glycémiques cibles, énoncées dans les Lignes directrices de pratique clinique, et reconnaissent la nécessité d'adopter un traitement plus intensif chez les patients dont le diabète est mal maîtrisé, les résultats de l'étude DICE laissent entendre qu'ils doivent se montrer plus énergiques dans la mise en oeuvre des démarches thérapeutiques.

À l’invitation de Diabète Québec, des experts se réunissaient en novembre 2005 afin de faire le point sur le diabète au Québec et de discuter de l’importance des résultats de cette étude. 

Autour de la table :

  • Dr Christian Fortin, directeur de la Santé publique de Québec,
  • Dr Jean-François Yale du Centre universitaire de santé McGill
  • Dr Michel White, cardiologue à l’Institut de cardiologie de Montréal,
  • M. Serge Langlois, Président-Directeur général de Diabète Québec.

Voici le résultat des discussions et des échanges :

lien Ce qu’il faut retenir de l’étude DICE (PDF, 23Ko)

lien Présentation des conclusions de l’étude DICE (PDF, 624Ko)

lien Fiche d’information sur le diabète (PDF, 27Ko)

lien Communiqué de presse suite à la table ronde (PDF, 58Ko)

Une stratégie québécoise

M. Serge Langlois, Président-Directeur général de Diabète Québec, souligne que « le diabète de type 2 ne doit pas être pris comme une fatalité. Au contraire, grâce à une prise en charge de la maladie, les grandes études nous démontrent qu'on peut prévenir, ou au moins retarder, l'apparition de complications reliées à la maladie. »

Il ajoute que « les médecins, le réseau de la santé et des organismes comme le nôtre doivent travailler en étroite collaboration pour rendre l'accès à l'éducation et au meilleur traitement disponible à toute personne diabétique et ainsi la protéger contre les effets ravageurs telles que les maladies cardiovasculaires, les maladies rénales, la perte de la vision ou l'amputation d'un membre. »

Pour Diabète Québec, les résultats de cette étude démontrent clairement la nécessité de mettre en place un plan d’action contre le diabète afin d'améliorer la qualité de vie des personnes diabétiques et de diminuer les coûts énormes engendrés par cette maladie.

Depuis plusieurs années, Diabète Québec demande au gouvernement provincial d'implanter une stratégie axée sur la prévention, l'éducation, le traitement et le soutien.

Source : Diabète Québec, octobre 2005. Mise à jour : mai 2009.

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