
Le diabète de type 1 est la conséquence de la destruction des cellules productrices d’insuline par les cellules du système immunitaire. Ce système ne reconnaît plus ses propres cellules bêta, les prenant pour des corps étrangers. Ce phénomène provoque une insulinite, soit une inflammation du pancréas.
Des chercheurs de Centre Joslin et de l’École de médecine d’Harvard sous la direction des docteurs Diane Mathis, Christophe Benoist et Ralph Weissleder ont mis au point une technique pour détecter cette inflammation sans prélever une biopsie du pancréas. Durant l’inflammation, les petits vaisseaux commencent à laisser passer par leurs parois du liquide sanguin. Ils ont donc injecté à des souris diabétiques un liquide contenant des particules de fer. Ils ont placé les souris dans un appareil à résonance magnétique et ont pu voir les particules de fer qui sortaient des vaisseaux affectés dans le pancréas. La technique est sans danger et permet donc de déceler un phénomène qui peut apparaître bien avant le déclenchement du diabète. Cette recherche a été publiée dans le numéro de septembre 2005 du Journal of Clinical Investigation.
L’avantage d’une telle méthode serait de permettre de mieux suivre les gens sujets au diabète de type 1, tout particulièrement lorsqu’un parent proche en est déjà atteint. Comme plusieurs recherches se font actuellement pour empêcher ou stopper cette réaction auto-immunitaire, il existe un grand espoir pour qu’un jour on puisse cibler les personnes à risque.
Source : Plein Soleil - Hiver 2005. Marc Aras, directeur des communications de Diabète Québec. Mise à jour : mai 2009.