

Un point commun à tout être humain est le besoin d’amour. Ce désir est à ce point fondamental à l’existence qu’il affecte toute personne tant dans sa vie personnelle que dans ses relations avec les autres. Bien entendu, cela dépasse largement le concept d’un Cupidon lançant une flèche enivrante qui nous rend le coeur fou d’amour pour une autre personne. Le besoin d’amour le plus important et le plus essentiel est selon moi le sentiment d’avoir l’estime des autres, de recevoir un sourire, de sentir que quelqu’un se soucie de nous et se préoccupe de notre bien-être, bref, d’avoir le sentiment que l’on importe à d’autres que soi.
L’être humain a besoin des autres. Avez-vous déjà remarqué que même dans les régions les plus éloignées des centres urbains les gens ont une tendance naturelle à se regrouper ? C’est une pulsion innée quasi-impossible à contourner. Le zoo humain vit en meute et apprécie la sociabilité. Même les êtres les plus désagréables ont besoin de s’entourer de leurs semblables ne serait-ce que pour pouvoir embêter les autres! Et que dire des animaux de compagnie qui bien souvent deviennent un membre à part entière de la famille. Une personne se sent moins seule avec un chien, un chat, un oiseau à qui elle parle et souvent confie ses états d’âme… Ça fait du bien et ça soulage des moments de désarroi, d’incertitude ou de mélancolie. Et cette présence rassurante est tout aussi importante dans les moments de joie et de liesse à partager. Si toutes ces petites bêtes pouvaient nous parler, que de secrets bien gardés nous seraient ainsi révélés. D’ailleurs, saviez-vous qu’un Premier Ministre du Canada, William Mackenzie King, dont le règne de 21 années a été le plus long de l’histoire du Commonwealth, affirmait, semble-t-il, communiquer avec des esprits, notamment sa mère, Franklin Delano Roosevelt, Léonard de Vinci ou Louis Pasteur, mais aussi avec son chien Pat (en fait il eut plusieurs terriers irlandais du même nom). Il affirmait que ces séances de spiritisme le rassuraient et lui faisaient le plus grand bien. On ne découvrit cette partie cachée de sa vie personnelle qu’après sa mort à la lecture de son journal personnel.
Cette propension à se regrouper ne date pas d’hier. L’humain préhistorique aimait déjà vivre et chasser en groupe. Ce qui était d’ailleurs une fort bonne idée car être seul pour chasser le mammouth est nettement plus risqué !
Il y a aussi un caractère rassurant à se sentir entouré de la sorte. Les foules rendent les individus plus confiants, plus sûrs d’eux-mêmes, ce qui parfois s’avère positif lors de grands rassemblements humanitaires par exemple, mais qui peut se révéler être le contraire tels lors de compétitions sportives qui se terminent dans des affrontements violents de partisans aux passions exacerbées par le phénomène de groupe. Il n’en demeure pas moins que nous avons tous et toutes un côté mousquetaire du roi qui se traduit dans un Tous pour un et un pour tous rassurant. Ce phénomène de groupe se manifeste dans la peur du noir ou la crainte d’aller dans un endroit inconnu ou peu rassurant. On refusera d’y aller en solitaire mais on acceptera en groupe. La force du regroupement est remarquable…
Et pourtant, nous vivons semble-t-il dans une société aux valeurs individualistes portées sur le chacun pour soi. On nous casse les oreilles avec ce discours et on écrit des tonnes de textes sur ce phénomène de société global. Or, voilà que ces mêmes individus inventent Facebook et Twitter afin de partager en direct les aléas de leur vie avec qui veut bien sur la planète. En direct avec moins de 144 mots. Un p’tit chausson avec ça ? Je crois que nous assistons tout simplement à une mutation du concept de société où la technologie en est partie inhérente. Les BlackBerry et les messages texto plutôt que de se le dire de vive voix. On se parle de moins en moins mais on écrit ce que l’on veut avec réinvention de l’orthographe et icones d’émotions. Cool… Il n’en demeure pas moins que l’on communique et que la meute reste vivante.On n’y échappe pas.
On se regroupe aussi parce que l’on partage des intérêts communs. Que ce soit la généalogie, les autos, la décoration, la gastronomie, la philatélie ou tout autre sujet, des groupes se forment pour échanger sur l’objet de leur plaisir, voire de leur passion. C’est ainsi que s’est formé Diabète Québec au fil des décennies. Cette préoccupation d’en savoir plus et mieux vivre pour vaincre cet adversaire nous est commun et nous la partageons ensemble. Voilà qu’avec le 21e siècle s’amène une technologie qui nous ouvre des horizons autrefois impossibles à considérer. Internet a démoli l’obstacle des frontières, et abolit l’idée de la distance car on peut communiquer en direct avec quiconque sur la planète. Les gens ont besoin d’échanger, de partager, de ne plus se sentir seul avec ce mot qui s’est imposé avec impertinence dans notre vie : le diabète. Nous avons donc créé le site Planète Diabète pour faciliter ce rapprochement planétaire de personnes qui partagent un intérêt commun sur ce sujet. Je vous invite à fréquenter les sites de Diabète Québec et de Planète Diabète. Mais surtout, d’en parler sur Facebook, Twitter et ailleurs. D’ailleurs, il n’y a pas de limite de mots sur Planète Diabète. C’est Balzac qui aurait été heureux !