
Dans la plupart des cas, le diabète de grossesse est dépisté entre la 24e et la 28e semaine de grossesse, à moins que des facteurs de risque soient constatés chez la future mère. Au moment du diagnostic, les glycémies sont anormalement élevées à jeun ou après les repas. On sait maintenant que même en contrôlant ensuite au maximum les glycémies, il demeure qu'on retrouve plus de problèmes de santé chez l'enfant à naître. Plusieurs chercheurs aimeraient qu'on puisse le déceler plus tôt afin de réduire les complications chez l'enfant.
Une équipe de l'Université du Kentucky dirigée par le Dr Kristin Lain a, semble-t-il, trouvé comment réduire ce temps d'attente. Elle a trouvé qu'une hormone qui joue un rôle dans le contrôle des glycémies, l'adiponectine, pouvait être dosée dans le sang. On connaissait déjà le rôle de cette hormone. On savait entre autres qu'une concentration trop faible peut mener à un diabète de type 2 chez toute personne à risque. Ce qui était intéressant, c'était le fait que les femmes à risque avaient une quantité plus basse de cette hormone. On pouvait le constater aussi tôt qu'à neuf semaines de grossesse. L'article est paru dans la revue Clinical Endocrinology en octobre 2008.
On peut donc parler d'une amélioration si on veut parler d'une action préventive, avec l'espoir de diminuer les complications chez l'enfant.
Cependant, il faut aussi regarder les coûts associés à un dépistage plus précoce. Alors que des tests de glycémie sont relativement économiques à faire, le dosage de l'adiponectine est très élevé et demanderait plus de recherche pour en évaluer le ratio coût/bénéfice d'une telle approche.
Des chercheurs de l'École de médecine de l'Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill, sous la direction du Dr Yi Zhang, Ph.D., sont arrivés à reprogrammer des cellules de la peau pour en faire des cellules productrices d'insuline, des cellules bêta. Bien entendu, la production est encore très faible et demandera plusieurs années avant que l'on puisse espérer en faire une source de guérison possible du diabète.
Ils ont pu réussir grâce à des travaux d'un autre chercheur, le Dr Shinya Yamanaka de l'Université de Kyoto. Celui-ci avait découvert que certaines protéines qui ont un rôle dans l'expression de gènes pouvaient transformer une cellule spécialisée, que ce soit de la peau ou d'un organe et d'en faire une cellule dite pluripotente, donc qui peut être reprogrammée dans une autre sorte de cellule.
Selon le président de l'Association américaine du diabète, le Dr John Buse, cette réussite est très intéressante, mais il faudra de nombreuses années avant de pouvoir vraiment contrôler la transformation de cellules de la peau en cellules bêta. Mais il s'agit tout de même d'un grand espoir pour l'avenir.
Une étude faite à Montréal auprès d'une centaine de personnes atteintes d'un diabète de type 1 essayait de comprendre comment la majorité faisait peu d'activité physique malgré tous les bienfaits répétés des milliers de fois par les professionnels de la santé.
Anne-Sophie Brazeau, candidate au doctorat a produit un article paru dans le numéro de décembre de la revue Diabetes Care, avec l'aide des endocrinologues les Dr Rémi Rabasa-Lhoret et Hortensia Mircescu du Centre universitaire de l'Université de Montréal (CHUM).
Des enquêtes avaient déjà démontré que plus de 60 % des personnes diabétiques sont sédentaires. Quand les chercheurs ont demandé les raisons pour lesquelles la centaine de sujets diabétiques de type 1 avaient des réticences à faire de l'exercice, la raison principale donnée était la peur de faire des hypoglycémies. Les autres raisons correspondaient aux excuses données par un peu tout le monde : le manque de temps, le manque d'énergie ou encore des problèmes de santé.
On sait très bien pourtant que l'activité demande généralement de moduler sa prise d'insuline pour contrer les hypoglycémies. Des livres entiers ont été écrits sur le sujet afin d'aider les personnes diabétiques à mieux performer. La preuve qu'il est possible de réussir, ce sont des sportifs amateurs et professionnels qui sont diabétiques et qui ont remporté des trophées, des médailles, etc. Il existe même des organismes pour soutenir l'activité physique pour cette population, entre autres, il y a l'organisme DESA Québec qui se dévoue à la cause.
L'équipe a constaté que ceux qui sont les plus susceptibles à donner l'hypoglycémie comme raison, sont généralement ceux qui ont une très mauvaise connaissance de la maladie et comment la traiter.
Pour les endocrinologues de l'équipe de recherche, il devient urgent de mieux enseigner le contrôle du diabète quand on est insulinodépendant. Malheureusement, à l'heure actuelle, on constate que les personnes atteintes d'un diabète de type 1 ont de plus en plus de difficulté à rencontrer des spécialistes, que ce soit en médecine, en alimentation ou en activité physique. On les laisse trop souvent à eux-mêmes, surtout quand ils ont atteint l'âge adulte.
Être diabétique quand on est diagnostiqué d'un cancer augmente de 41 % les risques de mortalité, d'après le Dr Frederick Brancati et ses collègues de l'Université John Hopkins.
Ces résultats découlent d'une recherche à long terme entre des personnes diabétiques et non diabétiques qui avaient eu un cancer. L'article est paru dans le Journal of the American Medical Association.
Les auteurs n'ont aucune idée des causes de cette différence. Cela pourrait être autant dû à l'interaction entre les deux traitements, celui pour le diabète et celui pour le cancer, mais cela pourrait être dû à une moins bonne réponse au traitement, tout autant qu'un retard dans son dépistage.
Tous les types de cancer ne sont pas plus mortels chez les personnes diabétiques, selon les auteurs. Il y a augmentation de la mortalité dans les cancers de l'endomètre, du sein et du cancer colorectal. Il n'y a cependant pas d'augmentation de la mortalité pour les cancers de la prostate, de l'estomac et du pancréas.
Ces résultats démontrent qu'il faudra se pencher sur la qualité du traitement du cancer chez les personnes diabétiques afin de revenir aux mêmes moyennes que pour la population non diabétique. Il faudra peut-être penser à modifier les protocoles de traitement afin d'en augmenter l'efficacité.