
Une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association en date du 15 avril 2009 par Richard Burke et son équipe a démontré que la transplantation de ses propres cellules souches de personnes atteintes de diabète de type 1 peuvent provoquer l’arrêt des injections d’insuline pendant de 1 à 4 ans.
Cette recherche, une collaboration entre l’Université North-Western de Chicago et l’équipe du Dr Julio Voltarelli de l’Université de Sao Paulo, a été faite auprès de 23 personnes âgées entre 13 et 31 ans diagnostiquées diabétiques de type 1 depuis moins de 6 mois. 20 d’entre eux ont pu abandonner complètement les injections.
Les cellules souches venaient d’un prélèvement sanguin après un traitement pour augmenter leur production. Les personnes étaient ensuite soumises à un traitement immunosuppresseur afin de détruire les cellules immunitaires responsables, entre autres, de la destruction des cellules productrices d’insuline. Les cellules souches étaient ensuite réinjectées.
De ce groupe, 12 personnes n’ont plus eu besoin d’insuline pendant au moins 14 mois, certaines ont été jusqu’à 52 mois.
Bien entendu, l’hémoglobine glyquée est tombée à un niveau semblable à celle des personnes non diabétiques. Mais petit à petit, l’A1c est retourné à des valeurs qu’on retrouve chez ceux qui ont un bon contrôle, soit 7 %. Malgré tout, les personnes impliquées dans cette recherche ont montré une activité augmentée de la production d’insuline, même si elle était insuffisante pour combler les besoins. Cela démontrerait que les cellules responsables de la production d’anticorps se remettent lentement en marche pour détruire les cellules. Il faudrait pratiquement refaire le processus plusieurs fois.
Il y a eu très peu d’effets secondaires. Un seul inquiète, il s’agit d’un effet de toxicité aux organes génitaux de plusieurs participants.
L’équipe attend le feu vert de la FDA pour confirmer les résultats auprès d’un plus grand nombre de personnes et évaluer de façon plus précise si cette approche peut convenir.
En France, on a constaté que le diabète chez les jeunes a doublé durant les dix dernières années. C’est d’autant plus troublant que nous n’avons que peu de pistes pour expliquer ce phénomène quand il s’agit du diabète de type 1. On explore la pollution, le manque de vitamine D, etc. pour expliquer le phénomène.
Il y a bien dans ce pays le phénomène de l’apparition du type 2 chez les enfants, mais il s’agit tout de même d’une minorité de cas. Pour chaque enfant atteint d’un type 2, il y en a dix qui sont de type 1.
Encore plus troublant, l’âge d’apparition tend à être plus précoce. Il est commun de voir apparaître le diabète en bas de l’âge de 5 ans; le quart le serait d’après certaines études. À l’époque, le diabète apparaissait le plus souvent à partir de 8 ans, avec la plus forte concentration au moment de la puberté.
Une étude européenne dirigée par Chris Patterson, de la Queen’s University de Belfast, et de Gyula Soltesz, de l’Université de Pécs en Hongrie, entre 1989 et 2003, montre une augmentation de 3,9 % par année chez les enfants diabétiques de type 1 dans 17 pays. On s’attend donc à une augmentation de 70 % entre 2006 et 2020.
Malheureusement, le Québec est en retard dans l’évaluation du phénomène. C’est pour cette raison que Diabète Québec insiste pour avoir en place un registre du diabète afin de mieux évaluer l’ampleur du phénomène ici.
La Food and Drug Administration des États-Unis a approuvé en mai dernier un nouveau médicament antidiabétique, le Cycloset, pour les personnes souffrant du diabète de type 2. Aussi surprenant que cela ne paraisse, il s’agit en fait d’un médicament qui est utilisé pour les personnes souffrant de la maladie de Parkinson, mais qui est donné en plus faible dose pour le type 2. Il s’agit en fait d’une nouvelle classe de médicament.
Le médicament agit sur le cerveau au niveau de la production de la dopamine, une hormone qui a un rôle important sur le métabolisme et la faim. Une étude faite auprès de 3000 personnes a démontré que 39 % des gens atteignaient un niveau d’A1c recommandé.
Le médicament peut être donné seul ou avec d’autres antidiabétiques oraux pour un bon contrôle. L’étude a aussi montré un effet positif sur le système cardiovasculaire. Nous n’avons aucune idée quand le médicament sera disponible au Canada.