
Une centaine de spécialistes du diabète, dont des médecins, des infirmières, des pharmaciens, des diététistes et des éducateurs en diabète ont participé à la mise à jour des Lignes directrices de pratique clinique 2008 de l’Association canadienne du diabète pour la prévention et le traitement du diabète au Canada. Ces lignes directrices avaient été produites précédemment en 2003. Plusieurs spécialistes du Québec ont participé aux lignes directrices 2008.
Cette mise à jour est nécessaire à plus d’un titre. Il y a d’abord des nouveaux médicaments qui sont maintenant sur le marché. Il y a aussi toute une série de recherches cliniques qui peuvent avoir un impact sur ce qui est conseillé aux professionnels de la santé de faire pour le meilleur contrôle du diabète de leurs patients ou encore pour aider à la prévention du diabète chez les personnes à risque.
Du côté du contrôle de la glycémie, une nouvelle classe de médicaments a vu le jour, celle des inhibiteurs de la DPP-4 représenté actuellement par un seul médicament, le JanuviaMC. Du côté des insulines de nouvelles sont venues s’ajouter, d’autres ont disparues dont les insulines ultra-lentes et certaines pré-mélangées. Dans ce contexte, le médecin est appelé à faire de nouveaux choix dans le plan de traitement de son patien.
Les lignes directrices sont devenues un peu plus conservatrices dans le niveau de l'A1c à viser, on parle maintenant de viser 7 % ou plus bas, sauf dans certains cas où, on vise 6,5 % pour contrer la néphropathie chez certaines personnes diabétiques de type 2. On s'est aperçu qu'un contrôle plus strict causait ou trop d'hypoglycémies ou pouvaient avoir des conséquences sur la santé cardiovasculaire de personnes à haut risque.
Malgré les recommandations, encore trop peu de personnes diabétiques atteignent les cibles visées, c'est pour cette raison que les lignes restent très fermes quand à viser le bon niveau de contrôle et poussent le médecin à avoir une approche plus individualisée tenant compte de tout ce qui entoure la santé de son patient.
L'aspect des maladies cardiovasculaires prend une très grande importance dans les lignes, car elles sont les plus importantes maladies associées au diabète et sont les premières responsables de la mortalité. On met en tout premier l'accent sur le contrôle de la pression artérielle et certains médicaments sont particulièrement retenus pour leurs propriétés protectrices de maladies comme l'insuffisance rénale et la rétinopathie.
Du côté de l'alimentation, les lignes directrices tiennent compte du nouveau Guide alimentaire canadien, tout particulièrement par rapport aux fruits et légumes et aux fibres.
Pour une vue générale des lignes directrices en anglais, elles peuvent être consultées dans le site de l'Association canadienne à l'adresse www.diabetes.ca. Au début de 2009, elles seront disponibles en français.
Cette année encore les personnes diabétiques sont tout particulièrement invitées à une consultation gratuite pour vérifier la bonne santé de leurs pieds. Les orthésistes du pied sont des professionnels qui fabriquent des orthèses pour divers problèmes du pied. Chez les personnes diabétiques, on remarque tout particulièrement des lésions qui peuvent dégénérer en amputation si l'infection ou la lésion ne peut pas être guérie. Certaines orthèses servent à protéger le pied, d'autres à répartir le poids du corps de façon différente. Cette année, la semaine est organisée par l'Association des orthésistes et des prothésistes du Québec (AOPQ), une nouvelle association qui est née en novembre dernier. La semaine aura lieu du 23 au 28 février prochain.
Le président d'honneur cette année est Monsieur Serge Langlois. Il sera accompagné de Madame Hélène Bisson, vice-présidente, orthèse du pied, auprès de l'AOPQ lors des activités de promotion de cette semaine. Il y aura plus de 150 points de service qui accueilleront les gens pour évaluation. Les dons ramassés durant cette activité seront remis à Diabète Québec.
Après avoir dû annuler notre présence annuelle à l'Assemblée nationale à cause du déclenchement des élections, le Dr Yves Bolduc, ministre de la Santé et des Services sociaux, a ouvert notre Congrès scientifique au Centre des congrès de Québec, le 14 novembre dernier. Avant le discours, il s'est entretenu avec Monsieur Serge Langlois, P.-D. G. de Diabète Québec, sur le rôle qu'il voit pour notre association dans le mieux-être des personnes diabétiques. Il a promis, si réélu, d'organiser une rencontre afin de mettre l'accent sur le rôle essentiel de l'enseignement auprès des personnes diabétiques et d'aborder d'autres éléments qui nous tiennent particulièrement à cour. Ce sera sans doute l'occasion de lui parler d'une véritable stratégie en matière de diabète.
Le Dr Bolduc connaît très bien le diabète pour avoir suivi de nombreux patients, mais aussi de bien connaître les rôles essentiels des autres professionnels de la santé pour un suivi de meilleure qualité. Durant son discours aux participants du congrès, il a tout particulièrement parlé du rôle de plus en plus important des infirmières dans les groupes de médecine de famille (GMF). Grâce à elles, les patients diabétiques ou non sont assurés d'un meilleur suivi et ils peuvent toujours les appeler pour répondre à leurs questions. Cependant pour répondre aux besoins de la population, il faudra créer de nouveaux GMF un peu partout au Québec; une structure àcause du manque actuel d'effectif.

Biomed FM inc., le distributeur des aiguilles de marque SUPERFINE, arbore maintenant le logo de Diabète Québec sur ses boîtes. La compagnie s'engage à remettre 5 % de ses ventes annuelles brutes au Québec à Diabète Québec afin soutenir la recherche sur le diabète.
Son président, Monsieur Guillaume Kelly, a remis un premier chèque de 5280 $ sur les premières ventes d'aiguilles.

Le plus récent antidiabétique oral à être autorisé au Canada, le Januvia, est maintenant sur la liste d'exception de l'assurance médicament publique du Québec, ce qui veut dire que le médecin doit en faire la demande auprès de la RAMQ et la prescription doit répondre aux critères d'utilisation d'un tel médicament. Par exemple, le médicament ne peut être donné comme premier médicament antidiabétique.
C'est tout de même la première province au Canada à l'inclure dans son assurance médicament. Il est le plus souvent donné ème antidiabétique oral parce que les autres ne permettent pas d'atteindre les valeurs cibles. Le Januvia fait partie d'une nouvelle classe de médicaments qui agissent seulement lorsque la glycémie monte au moment du repas. Il ne cause pas d'hypoglycémies et a un effet neutre sur le poids de la personne.
Le Dr Gilles Côté, omnipraticien de Rimouski et fort impliqué en diabète par sa pratique et par son implication à l'Agence de la Santé et des Services sociaux du Bas-Saint-Laurent a produit une brochure de 52 pages à l'intention, en tout premier, des omnipraticiens sur les lignes directrices 2008. Avec ce document, les médecins de famille auront en main l'essentiel de la marche à suivre pour s'assurer d'un bon traitement du diabète basé sur les toutes dernières données. Plusieurs médecins en ont fait la révision et l'équipe de Diabète Québec a été mise à contribution.
Une première série a été remise aux participants du Congrès scientifique de Diabète Québec en novembre dernier. Une nouvelle impression corrigée sera disponible à partir de janvier prochain. Une version téléchargeable est disponible sur notre site.
Nous espérons que le plus de médecins de famille et d'infirmières faisant du suivi de personnes diabétiques se le procureront. Pour bien comprendre les lignes directrices du traitement du diabète, cette brochure est essentielle.