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Opinion

Les pharmaciens pourraient davantage être mis à contribution

Par Serge Langlois, Président

Directeur général Diabète Québec

Au Québec, une personne reçoit un diagnostic de diabète à toutes les 13 minutes. Elle vient s’ajouter aux 650 000 hommes et femmes atteintes et l’impact sur notre système de santé est majeur. Dans un contexte où les enjeux et les besoins à combler en santé sont sans cesse grandissants, il importe de plus en plus d’innover et de trouver de nouvelles voies de solution pour faciliter l’accès au bon traitement et à son suivi. En ce sens, les propositions de l’Ordre des pharmaciens du Québec sont intéressantes car elles viennent proposer le recours à des compétences et des habiletés réelles et reconnues des pairs en santé et qu’elles pourraient permettre de soutenir davantage de patients, notamment en matière de maladies chroniques.

La première étape d’une bonne gestion de ces dernières passe par l’adoption de saines habitudes de vie. Toutefois, le recours aux médicaments est le plus souvent nécessaire et il est important de ne pas suspendre un traitement thérapeutique pour ces personnes. Or les gens atteints de problèmes de santé dits silencieux car peu symptomatiques sont les plus à risque de suspendre, voire d’abandonner leur traitement s’ils éprouvent des difficultés d’accessibilité aux soins. Permettre aux pharmaciens de prolonger certains médicaments et ce, à partir d’un cadre de référence clair et reconnu, pourrait contribuer à éviter ces interruptions de traitement tout en assurant une surveillance professionnelle de la thérapie médicamenteuse.

Il ne s’agit pas, bien entendu, de remplacer les groupes de médecine familiale ou les centres de diabète et encore moins de confondre les rôles et les compétences professionnelles des médecins et des pharmaciens. Mais le pharmacien ne pourrait-il pas aider les patients à traiter certains problèmes de santé relativement mineurs? Nous croyons que l’expérience canadienne permet de croire que le Québec pourrait considérer une ouverture en ce sens car certaines autres provinces se sont déjà engagées dans cette approche et qu’elle a démontré un apport intéressant pour désengorger le système de santé et améliorer le suivi thérapeutique des patients. Nous croyons donc que les pharmaciens pourraient être mis plus à contribution dans le contexte actuel.

Source : Diabète Québec – 29 Avril 2011.

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